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Les notions-clefs pour l’amélioration de la performance énergétique dans l’ancien (15/10/2009)

L’amélioration de la performance énergétique dans l’ancien nécessite une bonne compréhension des notions-clefs applicables à la matière. L’objectif de cet article est de vous donner les éléments à  prendre en compte pour réussir une réhabilitation thermique de vos biens immobiliers.

 

Deux valeurs essentielles.

- Le coefficient de transmission U permet de quantifier un flux de chaleur. Il quantifie la perte de chaleur. Par exemple, un mur non isolé aurait un U de 3, alors qu’un mur isolé sur 10 cm aurait un U de 0,3. L’objectif est de diminuer au maximum ce chiffre.

- La résistance thermique R permet de quantifier la performance de l’isolant. Par exemple, avec un isolant classique de 10 cm le R serait de 3, alors qu’avec un isolant d’une vingtaine de cm pour une habitation très haute performance énergétique (THPE) il serait de 5-6. L’objectif est d’augmenter au maximum ce chiffre.

 

Les critères de réhabilitation dans l’ancien.

- La compacité permet de quantifier la déperdition thermique. Elle se calcule en divisant la surface des parois déperditives par le volume habitable. Par exemple, si pour une maison d’habitation la compacité est de 200%, elle sera de 142% pour des maisons accolées. La performance augmente lorsqu’on diminue le nombre de surfaces déperditives de chaleur.

- L’orientation est un critère moins important que celui de la compacité. Elle permet de comparer les gains en hiver et en été. Il est nécessaire ainsi de protéger par l’extérieur (ex. volets…) les surfaces vitrées pour éviter des pertes de chaleur en hiver et des flux de chaleur en été. Contrairement à une idée reçue, l’orientation la plus chaude en été est l’orientation Est et Ouest.

- Le confort thermique permet de calculer le ressenti que nous avons de la température. Il s’obtient en divisant en deux la somme des températures de l’air intérieur et des parois. Par exemple, si l’air extérieur est à -10°, l’air intérieur a 20° et l’air des parois à 19°, la température ressentie ou le confort thermique sera de 14,5° ((20+19)/2).

La réhabilitation thermique dans l’ancien passe donc par un travail sur l’enveloppe isolante (isolation extérieure et/ou intérieure), sur l’étanchéité à l’air et sur les ponts thermiques.

 

La réhabilitation thermique ne doit pas être réservée aux seuls propriétaires occupants, elle concerne aussi les propriétaires bailleurs. Propriétaires bailleurs n’hésitez plus, lancez vous dans la réhabilitation thermique, votre gestionnaire peut vous y aider.

 

Vanessa Diebold-Rossoni, administrateur de biens immobiliers.


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